Oriane.
« Les Nuits d'Orion, c'est un rêve que j'ai porté en moi pendant des années. »
Danseuse classique de formation, passée par le Paradis Latin puis le Crazy Horse, Oriane Azam signe la direction chorégraphique et artistique des Nuits d'Orion.
- sa formation
La danse classique à cinq ans. Le Conservatoire de Toulouse à onze ans, puis le Conservatoire de Paris avant ses quinze ans.
- le Paradis Latin
À vingt et un ans, elle devient danseuse au Paradis Latin. Quatre années, six soirs sur sept : le French Cancan, les codes du cabaret, la rigueur d'une artiste de scène. Elle y devient remplaçante capitaine et forme les nouveaux danseurs de la troupe.
- le Crazy Horse
Elle intègre ensuite la troupe du Crazy Horse, son rêve d'enfant. Elle y apprend plusieurs solos, puis est nommée capitaine.
- la chorégraphe
Diplômée d'État, elle quitte peu à peu la scène pour ce qu'elle voulait depuis toujours : transmettre et créer. Avant même de vouloir devenir danseuse, elle voulait être chorégraphe.
Le classique nourrit son exigence et sa connaissance du corps. Le cabaret nourrit son rapport à la scène et au public. Ses années de capitaine nourrissent sa manière d'accompagner un groupe.
Un rêve devenu spectacle.
Un rêve qui, à chaque étape de sa vie, a pris de nouvelles formes, mais qui n'a jamais cessé d'être là. À dix ans, devant les revues du Crazy Horse, elle le sait déjà : « C'est ça que je veux faire. »
Ce projet, elle l'a imaginé, espéré, façonné à travers des moments de doute, d'espoir et de beaucoup de travail. Elle a longtemps hésité à se lancer, à croire pleinement en cette vision, à croire en elle. « Si tu ne crois pas en tes propres rêves, personne ne le fera pour toi. »
Ce n'est pas seulement la concrétisation d'une idée, mais la réalisation d'un rêve intime et personnel : partager sa vision de son cabaret, dévoiler ses créations et ses pensées les plus profondes au travers de ce spectacle qui l'anime.
Pour la deuxième saison, elle n'a plus à le justifier : « il existe, il a une troupe, une écriture, une signature. »
Elle y réunit des femmes aux horizons multiples, issues de sphères professionnelles et créatives variées, qui partagent une profonde passion pour l'art de la danse. Si ce projet existe aujourd'hui, c'est en partie grâce à elles. Cette saison, elles sont plus nombreuses.
Dans la troupe, elle cultive ce qu'elle appelle « l'esprit du gang » : de l'entraide, du soutien, de la bienveillance, et le plaisir de partager quelque chose ensemble.